Peut-on utiliser une traduction anglaise du Kbis dans tous les pays ?
L’anglais occupe une place centrale dans les échanges commerciaux internationaux. De nombreuses entreprises françaises choisissent donc de faire traduire leur extrait Kbis en anglais, pensant qu’il pourra être utilisé dans tous leurs projets à l’étranger. Pourtant, cette solution ne répond pas à toutes les situations. Selon le pays, l’administration concernée ou le partenaire commercial, une traduction dans la langue officielle locale peut être exigée. Avant de lancer une traduction, il est donc important de comprendre qui décide réellement de la langue du document.

- Pourquoi l'anglais est-il la langue la plus demandée pour traduire un Kbis ?
- Pourquoi une traduction anglaise n'est-elle pas toujours acceptée ?
- Qui décide réellement de la langue de traduction du Kbis ?
- Dans quels cas une entreprise étrangère peut-elle imposer sa langue juridique interne ?
- Que se passe-t-il si plusieurs destinataires exigent des langues différentes ?
- La langue de traduction doit-elle suivre le pays, l'autorité ou la procédure concernée ?
Pourquoi l’anglais est-il la langue la plus demandée pour traduire un Kbis ?
L’anglais est devenu la langue de référence du commerce international. Il facilite les échanges entre des entreprises établies dans des pays différents, même lorsqu’aucune d’elles n’est anglophone.
Une traduction anglaise du Kbis est ainsi souvent utilisée pour :
- créer une filiale à l’étranger ;
- répondre à un appel d’offres international ;
- ouvrir un compte bancaire professionnel ;
- transmettre un dossier à un investisseur ;
- signer un contrat commercial.
Dans ces situations, l’objectif consiste avant tout à permettre au destinataire de comprendre rapidement les informations juridiques relatives à l’entreprise française.
Pourquoi une traduction anglaise n’est-elle pas toujours acceptée ?
Toutes les démarches internationales ne répondent pas aux mêmes exigences documentaires. Une entreprise privée dispose généralement d’une plus grande liberté qu’une administration ou qu’un tribunal.
Lorsqu’un document est destiné à une autorité publique, celle-ci peut imposer une traduction dans sa langue officielle, même si l’anglais est largement utilisé dans le pays.
Voici quelques exemples :
| Pays | Langue généralement exigée par les autorités |
| Allemagne | Allemand |
| Espagne | Espagnol |
| Italie | Italien |
| Portugal | Portugais |
| Japon | Japonais |
| Chine | Chinois |
| Brésil | Portugais |
Une traduction anglaise parfaitement réalisée peut donc être refusée si la réglementation locale prévoit une autre langue.
Avant toute démarche, il est recommandé de vérifier les exigences de l’organisme destinataire.
Qui décide réellement de la langue de traduction du Kbis ?
Contrairement à une idée reçue, ce n’est ni le traducteur ni l’entreprise française qui choisit systématiquement la langue de traduction.
Cette décision appartient au destinataire du document.
Il peut s’agir :
- d’une administration ;
- d’un registre du commerce ;
- d’une banque ;
- d’un cabinet d’avocats ;
- d’un notaire ;
- d’un partenaire commercial ;
- d’un investisseur.
Chaque organisme applique ses propres procédures. Deux interlocuteurs situés dans un même pays peuvent ainsi demander des traductions dans des langues différentes selon la nature de la démarche.
Chez Lexicalis, nous conseillons toujours à nos clients de vérifier cette exigence avant de commencer la traduction afin d’éviter toute erreur.
Dans quels cas une entreprise étrangère peut-elle imposer sa langue juridique interne ?
Certaines entreprises utilisent quotidiennement l’anglais pour communiquer avec leurs partenaires internationaux. Pourtant, leurs services juridiques peuvent exiger une autre langue lorsque les documents présentent une valeur contractuelle ou officielle.
Cette situation se rencontre notamment lorsque :
- les contrats sont rédigés dans la langue nationale ;
- les équipes juridiques travaillent exclusivement dans cette langue ;
- les procédures internes imposent un contrôle documentaire local ;
- les documents sont destinés à être produits devant une administration ou un tribunal.
Par exemple, une société allemande peut parfaitement conduire les négociations commerciales en anglais tout en demandant une traduction du Kbis en allemand lors de la signature définitive du contrat.
La langue utilisée pendant les échanges commerciaux ne correspond donc pas toujours à celle exigée pour les documents officiels.
Que se passe-t-il si plusieurs destinataires exigent des langues différentes ?
Dans un même projet international, plusieurs organismes peuvent intervenir simultanément.
Une banque peut demander une traduction anglaise, tandis qu’un registre du commerce exigera une version dans la langue officielle du pays. Un cabinet d’avocats pourra également solliciter une traduction supplémentaire afin de préparer un contrat ou une opération juridique.
Il n’est donc pas rare qu’une entreprise ait besoin de plusieurs versions certifiées d’un même extrait Kbis.
Cette situation concerne notamment :
- les créations de filiales ;
- les acquisitions d’entreprises ;
- les réponses à des appels d’offres internationaux ;
- les projets d’investissement ;
- les démarches administratives complexes.
Anticiper ces besoins permet d’organiser les traductions de manière cohérente et d’éviter des délais supplémentaires.
La langue de traduction doit-elle suivre le pays, l’autorité ou la procédure concernée ?
Il n’existe pas de règle universelle.
Le choix de la langue dépend principalement de l’utilisation qui sera faite du document.
Avant de commander une traduction, il est conseillé de vérifier :
- ✔ l’organisme qui recevra le document ;
- ✔ la langue officiellement acceptée ;
- ✔ si une traduction assermentée est obligatoire ;
- ✔ si une apostille ou une légalisation est également demandée ;
- ✔ les autres documents qui devront être transmis dans le même dossier.
Chez Lexicalis, nous collaborons exclusivement avec des traducteurs assermentés près des Cours d’appel et réalisons des traductions officielles dans plus de 70 langues. Avant chaque projet, nous accompagnons nos clients afin d’identifier la combinaison linguistique la plus adaptée à leur démarche internationale.
Si vous devez transmettre un extrait Kbis à une administration, une banque ou un partenaire commercial situé à l’étranger, découvrez notre service de traduction assermentée de Kbis. Nous vous aidons à choisir la langue de traduction correspondant aux exigences de votre destinataire.

